Fermeture administrative express
- Notification écrite conserver l’arrêté, exiger de l’employeur motifs, durée et base légale; salaire dû sauf suspension.
- Activité partielle demander l’attestation employeur, déclarer à Pôle emploi pour percevoir l’allocation qui peut remplacer tout ou partie du salaire.
- Recours contentieux saisir tribunal administratif dans un délai de deux mois, joindre arrêté, fiches de paie et correspondances pour obtenir réparation.
La préfecture peut ordonner la fermeture administrative immédiate d’un établissement pour risque sanitaire ou trouble à l’ordre public. Cette décision ne signifie pas automatiquement la perte des salaires. Vous saurez ici qui paie, quelles démarches lancer dans les 72 heures et quels recours prioritaires saisir.
Le cadre légal et les droits immédiats des salariés face à une fermeture administrative prononcée par la préfecture
La fermeture administrative repose sur un arrêté préfectoral appuyé parfois par le Code de la santé publique (ex : art. L3131-1) et les pouvoirs de police du préfet. Le Code du travail intervient pour les conséquences sur le contrat et pour l’accès à l’activité partielle (voir notamment les dispositions relatives à l’activité partielle). Les salariés doivent vérifier la notification écrite de la préfecture et conserver ce document pour toute démarche.
L’employeur ne peut pas rompre automatiquement les contrats à la première heure de la fermeture. L’employeur doit en principe maintenir la rémunération sauf si l’arrêté suspend formellement l’exécution du contrat. Les salariés doivent exiger une information écrite sur les motifs, la durée prévue et la base légale de la décision.
Le maintien de la rémunération selon les obligations de l’employeur et les exceptions prévues par la loi
L’employeur reste débiteur du salaire pour le travail déjà effectué et, sauf texte contraire, pour les périodes ordinaires de travail. L’activité partielle peut remplacer le salaire si l’employeur déclare et obtient l’autorisation d’activité partielle auprès de l’administration ou de Pôle emploi. Les exceptions existent lorsque l’arrêté suspend le contrat ou ordonne une mise en conformité entraînant une impossibilité juridique d’emploi.
| Scénario | Qui paie | Délai estimé de versement |
|---|---|---|
| Fermeture sanitaire temporaire | Employeur ou Pôle emploi (activité partielle) | 7 à 30 jours après déclaration d’activité partielle |
| Fermeture pour infraction grave | Employeur sous réserve de contestation | Variable, paiement suspendu tant que la suspension est notifiée |
| Arrêté préfectoral avec indemnisation | Collectivité ou employeur selon arrêté | Selon les modalités de l’arrêté (jours à semaines) |
| Fermeture définitive et licenciement | Employeur (indemnités légales) | Au moment de la procédure de licenciement |
La suspension du contrat de travail et l’accès à l’activité partielle via Pôle emploi et indemnités possibles
La suspension du contrat ne supprime pas les droits déjà acquis, comme les congés payés. Le salarié doit demander à l’employeur l’attestation écrite de mise en activité partielle et le calcul prévisionnel des indemnités. Le contact rapide avec Pôle emploi permet de connaître l’impact sur les allocations et les droits chômage éventuels.
- 1/ Demander l’attestation : exiger le courrier ou mail de mise en activité partielle avec les périodes concernées.
- 2/ Contacter Pôle emploi : vérifier l’impact sur vos allocations et les démarches de déclaration à effectuer.
- 3/ Conserver les preuves : garder arrêtés, courriels, fiches de paie et témoignages pour un dossier solide.
Le guide des démarches pratiques pour protéger ses revenus et comprendre les actions possibles après la fermeture
Agir vite : vos droits se jouent souvent dans les 24 à 72 heures suivant la notification. Contacter l’employeur, déclarer la situation à Pôle emploi et saisir l’inspection du travail doivent figurer en tête de liste. Vous bénéficierez de plus d’options si vous réunissez rapidement pièces et attestations.
- 1/ Demander une notification écrite : obtenir copie de l’arrêté préfectoral ou du courrier de l’employeur.
- 2/ Déclarer à Pôle emploi : signaler la suspension et transmettre l’attestation employeur.
- 3/ Saisir l’inspection du travail : signaler toute tentative de contournement du Code du travail (congés imposés, pressions).
Le recours administratif et la saisine du tribunal administratif avec délais et modèles de contestation
Le recours gracieux auprès du préfet ou le recours contentieux devant le tribunal administratif restent possibles. Le délai de recours contentieux est généralement de deux mois à compter de la notification de l’arrêté ; joindre la copie de l’arrêté, vos fiches de paie et toute correspondance. Un recours suspensif peut être demandé en urgence ; consulter un avocat spécialisé en droit public accélère la procédure.
Modèle court de saisine :
Madame, Monsieur le Préfet, je conteste l’arrêté de fermeture en date du [date]. Je demande la suspension de l’exécution de cet arrêté et l’indemnisation des pertes salariales subies par les salariés, pièces jointes : [liste].
Le recours social et l’appui de l’inspection du travail syndicats et avocats selon la situation du salarié
L’inspection du travail peut intervenir en cas de refus de paiement, de pression pour imposer des congés ou de licenciement abusif. Le syndicat ou l’avocat peut rédiger une mise en demeure et engager une action collective si plusieurs salariés sont concernés. Conserver tous les échanges écrits et signatures de collègues renforce toute procédure contentieuse ou sociale.
La précipitation administrative ne doit pas pénaliser les salariés ; agir vite, documenter et solliciter des conseils juridiques améliore significativement les chances d’obtenir paiement et réparation.




