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Bornes de recharge sur les parkings d’entreprise : comment le projet se finance

Le dossier revient régulièrement sur le bureau des dirigeants : faut-il équiper le parking de l’entreprise en bornes de recharge, et à quel coût. La réponse dépend moins du prix des bornes que de la manière dont le projet est monté financièrement.

 

Un projet à trois postes de dépense

 

Le matériel ne représente qu’une part du budget. Le poste le plus variable reste les travaux de raccordement : distance entre le tableau électrique et les places à équiper, passage des câbles, éventuel renforcement de la puissance souscrite auprès du gestionnaire de réseau. Sur un parking existant, ce poste peut dépasser le coût des bornes elles-mêmes.

Vient ensuite l’exploitation, souvent absente des premiers chiffrages : supervision à distance, maintenance préventive et curative, mise à jour des logiciels, facturation des utilisateurs. Ces charges sont récurrentes et doivent figurer au budget de fonctionnement, pas au seul budget d’investissement.

 

Les aides et le traitement comptable

 

Le programme ADVENIR soutient l’équipement des parkings professionnels : ce sont des aides ADVENIR encore mobilisables, dans la limite d’une enveloppe plafonnée. Le montant varie selon la destination du parking et le nombre de points de recharge installés, ce qui suppose de cadrer le projet avant de monter le dossier.

Côté fiscalité, les règles de droit commun s’appliquent. La TVA grevant l’installation est récupérable dans les conditions habituelles des investissements professionnels, et le matériel s’amortit sur sa durée d’usage. Pour construire un prévisionnel réaliste, mieux vaut avoir passé en revue les aides à l’installation de bornes en entreprise avant d’arbitrer entre les modèles de financement.

 

Investir ou externaliser : deux traitements très différents

 

Deux montages coexistent, et ils ne pèsent pas au même endroit dans les comptes.

Dans le premier, l’entreprise finance l’installation. Elle inscrit un actif à son bilan, l’amortit, et supporte ensuite les charges d’exploitation. Elle garde la maîtrise complète de l’équipement et de la politique tarifaire appliquée aux utilisateurs.

Dans le second, un opérateur tiers finance, installe et exploite l’infrastructure. L’entreprise ne porte pas l’investissement initial et paie une redevance ou une part sur les recharges, pour une durée définie au contrat. La dépense devient une charge de fonctionnement, ce qui préserve la capacité d’investissement pour le cœur de métier. Le second effet, moins visible, est le transfert du risque technique : pannes, obsolescence, évolution des protocoles de communication.

 

Les questions qui déterminent le budget

 

Combien de véhicules électriques circulent aujourd’hui sur le site, et combien dans trois ans ? Sous-dimensionner conduit à refaire les travaux, surdimensionner immobilise du capital sans usage.

Qui recharge : la flotte de service, les salariés, les visiteurs ? Chaque public suppose un mode de facturation différent, et donc une configuration logicielle distincte.

L’entreprise est-elle propriétaire des murs ? Dans le cas contraire, le bail encadre les travaux sur les parties communes et l’accord du bailleur conditionne le calendrier.

Ces trois réponses, posées avant la consultation des prestataires, suffisent à transformer un devis approximatif en budget tenable.

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