Entrepreneuriat

Pourquoi la perception de soi est-elle primordiale pour l’entrepreneur

Le regard que l’on a sur soi est primordial. Il va déterminer la confiance et partant va influencer notre capacité à accomplir de grandes choses. Voyons comment cela peut modifier nos comportements

La perception de sa compétence a accomplir une activité

L’évaluation de ses capacités à accomplir de manière adéquate une activité comportant un haut degré d’incertitude quant a sa réussite (ex. perception de sa compétence à parler ou lire l’anglais)

Les origines de l’évaluation de nos compétences

  • Les performances antérieures (succès ou échecs passés, entrepreneuriaux ou même scolaires) intimement liées aux perceptions attributionnelles (voir ci-dessous)
  • L’observation de l’exécution d’une activité par d’autres, particulièrement par les pairs
  • La persuasion des interventions d’un mentor ou d’un supérieur (incitations et encouragements)
  • Les réactions physiologiques et émotives (nervosité, bouffées de chaleur, etc.), interprétées souvent comme des signes d’incapacité.
  • La situation dans l’entreprise : objectifs à atteindre, niveau d’exigence, critères et modes d’évaluation, comportement général des enseignants, etc.

Conclusions  :

  • L’encadrement, les interlocuteurs ont un rôle capital a jouer dans le a développement de la perception qu’un entrepreneur a de sa compétence a créer ou développer son entreprise.
  • Les candidats entrepreneurs ont de la difficulté à avoir une perception réaliste de leur compétence a accomplir des activités
  • Apprendre aux candidats entrepreneurs à devenir compétents peut être plus profitable que d’essayer de les persuader qu’ils le sont

La perception d’avoir le contrôle sur ses tâches

La perception du degré de contrôle que l’on possède sur le déroulement et les conséquences d’une démarche :

  • C’est une donnée subjective sur laquelle on ne peut se reposer pour, par exemple, déterminer si un environnement convient à l’entrepreneur.
  • Bien évidemment, cela semble fortement corrélée a la perception de sa compétence (cf. supra) et aux perceptions attributionnelles

Les perceptions la réussite ou de l’échec

Le concept d’attribution causale trouve son origine dans la psychologie sociale expérimentale et sa préoccupation de connaitre les modalités utilisées par les individus pour réaliser les inférences par lesquelles ils attribuent une cause aux phénomènes de leur environnement social.

Ces attributions participent d’une recherche d’équilibre et répondent au besoin qu’a tout individu d’organiser son environnement de façon cohérente et de le rendre plus prévisible.
Parmi les modalités qui ont été mises en évidence par les chercheurs, la dimension internalité / externalité est celle qui a été le plus investiguée. D’une manière générale, il s‘agit de savoir si l’individu attribue les phénomènes observés a la personne qui produit les conduites (attribution interne) ou a la situation (attribution externe).

Les perceptions en matière d’entrepreneuriat

Dans le champ plus spécifique de l’entrepreneuriat, il convient de réfléchir sur l’attribution causale de la réussite ou de l’échec. Dans ce contexte, la question fondamentale est: à quoi l’entrepreneur attribue-t-il sa réussite ou son échec ?

Deux autres dimensions peuvent être croisées avec la première: la stabilité / modifiabilité de l’élément mis en cause dans l’attribution, ainsi que la contrôlabilité / incontrôlabilité
Le tableau ci-après illustre comment à propos de réussite ou d’échec entrepreneurial, peuvent se distribuer les « causes » évoquées par les acteurs.

aptitudes-entreprendre

Commentaires :

Le lieu de la cause :

  • causes internes : aptitudes intellectuelles, talent, effort, fatigue, etc.
  • causes externes : difficulté d’une tâche, chance, associés, etc.

La stabilité de la cause (aux yeux de l’entrepreneur):

  • causes stables: intelligence, aptitudes, etc. généralement perçues comme permanentes
  • causes modifiables : chance, efforts, etc. susceptibles de fluctuer régulièrement

Le contrôle de la cause (aux yeux de l’entrepreneur):

  • causes contrôlables : effort, stratégies d’apprentissage, etc. : l’entrepreneur se perçoit comme responsable
  • causes incontrôlables : la chance, etc. : l’entrepreneur perçoit qu’il n’a aucun contrôle sur elles

Remarque : certaines causes sont plus difficiles a classer que d’autres ; ne pas oublier aussi qu’ il s’agit toujours de classer les perceptions de l’entrepreneur

Les recherches sur l‘attribution causale ont mis en évidence un certain nombre de constantes:
  1. La tendance des sujets a mettre en œuvre, de manière récurrente, tel ou tel type d’attribution; on conçoit aisément les implications que ces styles d’attribution peuvent avoir sur la manière (active ou passive, volontariste ou non) dont ils se positionnent par rapport a leurs actes (en ce qui nous concerne, ta position que l’entrepreneur adopte vis-a-vis de la réussite ou de l’échec, donc des stratégies à développer);
  2. La « norme d’internalité » est généralement considérée comme étant préférable, car elle est de nature a responsabiliser le sujet; son interprétation doit néanmoins tenir compte de l’influence de facteurs sociaux a culturels (on constate notamment que les personnes a statut social élevé privilégient les attributions internes, a l’inverse des personnes à statut social bas, ou encore que les hommes ont tendance a attribuer certains types de réussite à leurs compte alors que les femmes tendent à les attribuer a de la chance);
  3. Le processus d’attribution causale n’est pas purement cognitif mais intègre des éléments de nature affective: narcissisme chez les sujets en situation de réussite (qui privilégient l’attribution interne), mécanisme de défense du moi chez les entrepreneurs qui ont échoué (qui recourent préférentiellement à l’attribution externe).

Le concept d’impuissance apprise ou de résignation acquise:

  • C’est la forme la plus extrême de perception d’incontrôlabilité ressentie par une personne.
  • Elle est intimement liée aux perceptions attributionnelles : la personne attribue ses échecs a des causes internes ou externes, stables, incontrôlables et globales.
  • Elle se manifeste à la suite d’efforts et de travail qui se sont soldés par une succession d’échecs

Une vidéo illustre parfaitement le ressenti des personnes qui le ressentent :

 

Conclusions :

  1. Les clichés ont la vie dure et peuvent entraver le parcours d’un entrepreneur. Être exposé aux clichés peut amener n’importe qui à douter de soi avec les effets catastrophique sur les performances.
  2. Le regard qu’ont les autres sur vous a une influence importante. Rendez-vous des personnes toxiques ou défaitistes.
  3. Si vous doutez de vous, afin de ne pas être touché par le syndrome de l’impuissance acquise, procédez par petites étapes pour vos objectifs et fêtez chaque réussite aussi minime soit-elle. vous gagnerez en confiance en vous.
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Créer une entreprise quand on est une femme ?

L’entrepreneuriat féminin est de nos jours une réalité mondiale. Une étude réalisée par St-Cyr et al., en 2003, montre déjà à l’époque que ce phénomène de femmes qui veulent devenir entrepreneures devient de plus en plus courant. Mais est-ce pour autant que c’est plus facile pour elles ? Non ! Elles doivent se battre contre des obstacles qui n’ont pas forcément à voir avec le lancement de leurs activités, et cela, tout simplement et justement parce que ce sont des femmes.

Les obstacles propres à la femme entrepreneure

Plusieurs études, plus ou moins récentes, ont mis à jour les sujets de préoccupations et/ou les obstacles que seules les femmes entrepreneures peuvent rencontrer. Par exemple, Pierre-Paul Proulx, lors de l’une de ses enquêtes sépare les obstacles auxquelles les femmes se trouvent confrontées en quatre catégories distinctes :

  • les contraintes personnelles,
  • les difficultés de financement externe,
  • le manque de soutien ou de reconnaissance
  • et, pour finir la faible intégration des femmes dans les réseaux d’affaires.

Mais laissons de côté pour un instant les contraintes personnelles pour nous concentrer sur ces autres obstacles.

Le financement externe est souvent le premier blocage que rencontrent les femmes. Parfois jugées peu expérimentées, souvent estampillées peu fiables, les banques ou autres organismes de crédit on encore beaucoup de réticences à leur faire confiance. De fait, elles se retrouvent souvent devant un choix cornélien : investir de l’argent personnel, celui du ménage, pour réussir à aller au bout de son projet. La non capacité ou volonté de prendre le risque de « ruiner » la famille est la première cause d’abandon. Il faut quand même avouer que ce n’est pas un refus de prêt qui peut les aider à prendre de l’assurance !

Cela rejoint tout logiquement le point concernant le manque de soutien ou de reconnaissance. Et bien que beaucoup s’en défendent, il est clair qu’encore de nos jours, les femmes doivent faire leurs preuves nettement plus fort que les hommes. Dans l’inconscient collectif, mais malheureusement surtout dans le monde du travail, c’est l’homme qui a la capacité de diriger, c’est lui qui inspire confiance… pas la femme !

Ce qui amène tout droit au dernier point qui est la faible intégration des femmes dans les affaires ! CQFD !

Les contraintes personnelles et les préjugés

femme-entrepreneureMais pourquoi les choses évoluent-elles aussi lentement ? Nous pourrions croire qu’en 2018, nous en aurions fini avec ce genre de discrimination, seulement la réalité est toute autre. À l’heure où l’on entend parler de plus en plus d’hommes au foyer, pourquoi est-il si difficile de trouver des exemples de femmes entrepreneures qui n’ont pas mis dis fois plus d’énergie à créer leur entreprise que ne l’aurait fait un homme ? Tout simplement à cause de la place supposée de la femme dans la société. Elle est, sociologiquement parlant, l’épouse, la mère, la maîtresse de maison…

Tout cela induit des responsabilités qui ne sont pas compatibles, selon encore beaucoup trop de gens, avec une vie professionnelle de dirigeant.

On prétendra facilement que l’on ne peut pas concilier une vie de mère « parfaite » et les contraintes horaires, entre autres, d’une dirigeante. Il sera courant d’entendre qu’une femme serait capable, contrairement à un homme, de quitter une réunion importante pour emmener son petit dernier chez le médecin. La liste de ce type d’exemples est tellement longue que nous nous arrêterons là !

Qui sont les femmes entrepreneures ?

entreprises-femmes

Sur l’infographie, il apparait que de plus en plus de femmes ont réussi ce pari ! Ces femmes, dont beaucoup déclarent être plus épanouies maintenant, prouvent donc que cela est possible, et doivent être prises en exemple par celles qui ne se sont pas encore lancées.

 

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