N° 50 - NOV/DEC 2014

Dossier

Investissez, l'argent est là !

Investissez, l'argent est là
66 % des chefs d’entreprise déclarent avoir au moins un besoin de financement, dont 41 % pour investir et une part identique pour financer leur trésorerie. 43 % ont l’intention d’examiner les conditions de la concurrence entre banques.

Le 25 novembre à la CCI, le Forum Finances PME abordera de manière pragmatique des situations vécues quotidiennement par les PME : trésorerie en berne, difficulté à financer une innovation ou un développement à l’international, réticence à ouvrir son capital... L’occasion de rencontrer les acteurs les plus actifs de la place et de glaner des conseils dans un domaine où les petites entreprises sont peu à l’aise. Propos liminaires.

En premier lieu, cassons les idées reçues. De l’argent disponible pour les entreprises, il y en a ! Et à des coûts qui n’ont jamais été aussi séduisants. Ce qui est plus rare, en revanche, dans la cohorte des PME, ce sont celles qui savent mobiliser cet argent. Le président de Lyon Place Financière et Tertiaire (LPFT), Jean-Pierre Lac, est formel : “Les problèmes financiers des entreprises ne sont pas dans les banques ou sur les marchés financiers, ils sont dans les entreprises elles-mêmes”. Et pourtant, plus de sept dirigeants sur dix font état d’un durcissement des conditions d’accès au crédit bancaire selon le 20e baromètre KPMG-CGPME consacré au sujet. Les sociétés de 10 à 19 collaborateurs apparaissent comme les plus pénalisées (81 %), notamment dans le secteur du commerce.

Dès lors, d’où provient la dissension ? Pourquoi les “petits dirigeants” qui, pour 66 % d’entre eux déclarent avoir des besoins financiers, pourfendent-ils leur banquier ? Une partie de la réponse est évidemment dans la croissance en berne, mais pas seulement. “Certes, la confiance est aux abonnés absents : les entreprises investissent peu et les consommateurs consomment moins, analyse Jean-Pierre Lac, mais surtout, le patron de PME appréhende de communiquer avec les gens d’argent. Souvent, il ne formule que partiellement son besoin, il fait rarement état d’une stratégie financière claire à moyen terme, il a tendance à scinder la partie financière de celle liée à l’activité, il apostrophe son banquier en lui disant – j’ai besoin de cash – sans préciser pourquoi. Il associe ouverture de capital à perte d’indépendance…”. Ces postures ont distendu la relation. “Le nerf de la guerre, poursuit le président de LPFT, c’est le cash. La priorité sur laquelle l’entrepreneur doit se concentrer !”. Ensuite, les choses viennent plus ou moins d’elles-mêmes car les solutions existent à Lyon, tout au long d’une chaîne de financement qui va du crowdfunding à Place d’échange et à Bpifrance. Qu’elles émanent de la sphère publique, du secteur privé ou du domaine bancaire, elles balaient l’intégralité des besoins exprimés par les entreprises.

Business angels : de particulier à particulier

Une entreprise peut en premier lieu aller chercher de l’argent auprès des business angels, dont les prises de participation sont comprises entre 50 000 et 700 000 € et le plus souvent minoritaires afin de laisser un maximum de liberté à l’entrepreneur et de préparer au mieux les financements ultérieurs. Si cette solution séduit moins que par le passé - le nombre de projets financés a chuté de 50 % au premier semestre - elle reste particulièrement intéressante pour les PME innovantes à fort potentiel de croissance. Les 11 associations de business angels de la région se sont d’ailleurs regroupées au sein de Rhône-Alpes Angels afin de renforcer la qualité d’instruction des projets, mettre en commun les ressources, faciliter les co-investissements et mieux coordonner les relations avec les autres acteurs économiques régionaux et nationaux. Une structuration métropolitaine est également en chantier.

Bpifrance, l’interlocuteur de référence

La banque publique d’investissement Bpifrance agit également comme un catalyseur pour les projets des TPE, PME et ETI. Grâce à des guichets uniques en région, elle propose des services d’accompagnement et des solutions de financement adaptées à chaque étape de la vie des entreprises : de l’amorçage jusqu’à la cotation en bourse, du crédit aux fonds propres. Son antenne rhônalpine, installée dans le 6e arrondissement de Lyon, est dotée d’une enveloppe de 600 M€ en crédits de renforcement de trésorerie, crédits impôt-recherche, prêts pour l’innovation… Dans la plupart des cas, Bpifrance co-investit avec des acteurs privés locaux, ce qui génère un potentiel de 1,5 milliard d’euros injectable dans l’économie régionale.

Pour aider l’entreprise à s’y retrouver dans la foultitude des solutions de financement et accéder à celle qui sera la plus pertinente, Lyon Place Financière et Tertiaire a créé une sorte de GPS de la finance. Baptisée Hubfi et entièrement gratuite, cette plateforme internet propose neuf parcours correspondant à neuf besoins : création, innovation, transmission, export, croissance externe, fonds propres, trésorerie… Au total, plus de 120 produits bancaires et financiers sont présentés, assortis de conseils pratiques.

+ sur

www.lyon.cci.fr
www.bpifrance.fr

www.business-angels-rhone-alpes.fr

www.hubfi.fr

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“En ces temps de crise, l’insuffisance en fonds propres des PME et le durcissement bancaire sont des freins à la croissance. Mais les solutions existent et sont mobilisables par les entreprises.”

Philippe Valentin, vice-président de la CCI, président de Place d'Échange

 
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1 Commentaire(s) pour cet article
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The Dude le 18 nov. 2014
Et il y a aussi www.unilend.fr, le prêt de particulier à entreprise, sans condition!